L’Ère de l’Anarchie Monétaire : Le Dollar Zombie, le Dragon Chinois et la Revanche des « Actifs Sans Maître »

L’ESSENTIEL

  • Virage Stratégique (Jinrong Qiangguo) : Xi Jinping orchestre une mutation historique, transformant la Chine d’usine du monde en « Superpuissance Financière », où la devise devient un outil de sécurité nationale.
  • Le Paradoxe de la Trinité : Pékin tente de défier le « Triangle d’Incompatibilité » de Mundell-Fleming, cherchant à contrôler simultanément son taux de change, ses flux de capitaux et sa politique monétaire.
  • Purge Idéologique : Le secteur bancaire chinois subit une transformation forcée. La loyauté au Parti remplace la rentabilité comme métrique de valorisation, redéfinissant le risque systémique.

CHAPITRE 1 : La Doctrine Xi & Le Manifeste du Qiushi

Oubliez la volatilité quotidienne de la bourse de Shanghai. Pour saisir la trajectoire des flux financiers mondiaux de la prochaine décennie, il est impératif de décrypter le texte publié par Xi Jinping dans la revue Qiushi début 2024.

Ce n’est pas une simple tribune d’opinion ; c’est un décret impérial.

Dans cette publication, Xi formalise la vision du Jinrong Qiangguo (Nation Financièrement Puissante). C’est l’aveu brutal de Pékin : être l’« Atelier du Monde » ne suffit plus. Sans la maîtrise des circuits de paiement mondiaux, la richesse physique de la Chine reste otage d’un système Dollar de plus en plus politisé.

La Souveraineté avant la Rentabilité

Durant vingt ans, l’« internationalisation du Yuan » relevait du marketing économique. Le dogme du Qiushi la transforme en impératif de sécurité nationale. Le catalyseur ? Le gel des actifs de la Banque Centrale russe par l’Occident en 2022. Ce fut un électrochoc à Zhongnanhai.

Pour le Parti Communiste Chinois (PCC), le statut de Reserve Currency n’est plus une question d’efficacité commerciale, mais un Bouclier de Souveraineté.

Xi établit trois piliers dans ce manifeste :

  • Une Banque Centrale de Combat : La PBOC ne doit plus être un simple régulateur, mais un « Gardien » doté de la puissance de feu nécessaire pour briser les attaques spéculatives.
  • Des Institutions Conquérantes : Les banques d’État doivent s’étendre agressivement dans le « Global South », se substituant au FMI et à la Banque Mondiale.
  • Des Hubs Financiers Autonomes : Shanghai et Hong Kong doivent absorber la liquidité mondiale sans se soumettre à l’extraterritorialité du droit boursier américain.

Implication pour les investisseurs : La Smart Money doit anticiper une réduction structurelle des achats de US Treasuries par la Chine, au profit d’une accumulation d’actifs stratégiques (Or, Matières Premières) pour soutenir le Yuan.

Le Défi à la Gravité Économique (Le Triangle d’Incompatibilité)

C’est ici que l’esprit critique doit s’éveiller. L’ambition de Xi se heurte violemment à la théorie macroéconomique fondamentale : le Triangle d’Incompatibilité (ou modèle Mundell-Fleming).

Ce modèle postule qu’un État ne peut maintenir simultanément :

  1. Un taux de change fixe ou géré.
  2. Une libre circulation des capitaux.
  3. Une politique monétaire indépendante.

Actuellement, la Chine contrôle son taux de change et sa politique monétaire, mais au prix d’un compte de capital fermé (Closed Capital Account).

Le dilemme est le suivant : pour que le Yuan devienne une véritable monnaie de réserve (rivalisant avec l’USD), les capitaux doivent pouvoir entrer et sortir librement. Aucun investisseur institutionnel ne stockera sa richesse en Yuan s’il craint que ses fonds ne soient piégés lors d’une crise.

Xi tente de créer un « Système Hybride » : un marché ouvert aux institutionnels (via les Swap Lines et le CIPS) mais fermé à la spéculation retail. L’histoire économique suggère l’échec, mais Xi parie que la volonté politique peut tordre le bras aux lois du marché.

Du Banquier Hédoniste au Cadre Marxiste

L’aspect le plus inquiétant pour l’investisseur étranger réside dans la mutation culturelle du secteur financier. Xi a explicitement appelé à l’éradication du mode de vie « hédoniste » des banquiers, exigeant l’émergence de « Cadres Financiers Marxistes ».

La Commission Centrale de Discipline a joint le geste à la parole, arrêtant des dizaines de hauts dirigeants depuis 2023. Le message est limpide : la fonction de la banque n’est plus de maximiser le profit, mais de servir les objectifs stratégiques du Parti.

Cela engendre un risque inédit : une aversion au risque paralysante. Les banquiers chinois craignent désormais davantage l’erreur politique que la perte financière. Conséquence ? Le crédit risque de déserter le secteur privé productif (Tech, Startups) pour se réfugier vers les valeurs « politiquement sûres » (Infrastructures, SOE), exacerbant l’inefficacité du capital.


CHAPITRE 2 : L’Arsenal de l’Ombre de la PBOC & La Fracture de Valorisation

Si le premier chapitre traitait de l’intention politique, celui-ci analyse les « Munitions de Guerre ».

Le narratif dominant dans les médias occidentaux est souvent simpliste : la faiblesse du Yuan serait le signe d’un effondrement économique. C’est une analyse paresseuse. La réalité sur les parquets de Shanghai est bien plus calculée. La PBOC (People’s Bank of China) ne panique pas ; elle joue une partie d’échecs en quatre dimensions contre les spéculateurs globaux.

Une Sous-évaluation de 25 % : La Bombe à Retardement

Commençons par un chiffre qui trouble le sommeil des gestionnaires de Hedge Funds : selon les modèles de Goldman Sachs, le Renminbi (Yuan) serait actuellement sous-évalué d’environ 25 % par rapport à sa valeur fondamentale.

Analysons les implications de cette anomalie :

  • Manipulation Stratégique : Depuis deux décennies, Pékin comprime volontairement le Yuan pour subventionner ses exportations.
  • L’Effet Ressort : Si Pékin relâche ce frein pour servir ses ambitions de Reserve Currency, le Yuan ne se contentera pas de monter ; il pourrait exploser à la hausse.
  • Simulation de « Fair Value » : Une appréciation de 25 % ferait chuter la paire USD/CNY de 7.2 vers 5.4.

Pour les détenteurs d’actifs en Dollars, c’est un scénario de dévaluation massive du pouvoir d’achat. Pour les détenteurs d’actifs libellés en Yuan (ou corrélés négativement au Dollar comme l’Or ou le Bitcoin), ce serait l’événement de repricing du siècle.

Anatomie de l’Intervention : Derrière le Rideau des 7.0

Comment la Chine contrôle-t-elle cette volatilité ? Contrairement à la Fed et ses opérations transparentes, la PBOC utilise un « Arsenal de l’Ombre ».

Le niveau de 7.0 Yuans pour 1 Dollar est une ligne psychologique sacrée :

  • Au-dessus de 7.0 : Signale une priorité à l’export, mais risque de déclencher une fuite des capitaux (Capital Flight).
  • En dessous de 7.0 : Signale une force économique et attire l’investissement étranger.

Pour défendre ce seuil, la PBOC active deux mécanismes obscurs :

1. Le Facteur Contra-Cyclique (The Counter-Cyclical Factor)
Chaque matin à 9h15, la PBOC fixe son taux pivot. Dans cette formule se cache une variable « X » : le Facteur Contra-Cyclique. C’est, en essence, un « Droit de Veto Mathématique » permettant à la Banque Centrale d’ignorer les forces du marché de la veille pour imposer le prix désiré par le Parti.

2. L’Équipe Nationale (Shadow Intervention)
La PBOC intervient rarement directement. Elle ordonne aux grandes banques d’État (Big Four) de vendre massivement du Dollar sur les marchés offshore (Hong Kong/Londres). Cette manœuvre assèche la liquidité en Dollar, rend le short-selling du Yuan prohibitif et brise les positions des spéculateurs.

Ce n’est pas un marché libre. C’est un marché sous tutelle.

L’Illusion du Pouvoir d’Achat et l’Exportation de l’Inflation

Si la PBOC laisse le Yuan s’apprécier durablement pour atteindre son statut de monnaie de réserve :

  • La Fin du « Made in China » bon marché : Les importateurs mondiaux souffriront. La Chine cessera d’exporter de la déflation pour commencer à exporter de l’inflation.
  • Le Retour du Touriste Roi : La classe moyenne chinoise verra son pouvoir d’achat exploser à l’étranger, redessinant la carte du tourisme mondial.

Pour nos lecteurs impliqués dans l’importation depuis l’Asie, la volatilité autour des 7.0 est une zone de danger critique. Le Hedging n’est plus une option, c’est une nécessité vitale.


CHAPITRE 3 : L’Infrastructure de l’Hégémonie (CIPS vs SWIFT)

Si les chapitres précédents traitaient du « Logiciel » (idéologie et régulation), le CIPS est le « Matériel ». Sans système de paiement indépendant, les ambitions de Xi Jinping restent théoriques.

Depuis 50 ans, la finance mondiale vit sous un monothéisme bancaire : SWIFT est Dieu.

Toutefois, les sanctions du G7 contre la Russie ont brisé ce dogme. SWIFT n’est plus une utilité neutre ; c’est une arme géopolitique. Pékin, voyant le canon braqué dans sa direction, accélère la construction de son bunker financier : le CIPS.

Une Architecture Fondamentalement Différente

Il convient de dissiper une confusion fréquente.

  • SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) : C’est une messagerie sécurisée. Elle dit « La Banque A envoie de l’argent à la Banque B ». Elle ne déplace pas les fonds.
  • CIPS (Cross-Border Interbank Payment System) : C’est à la fois la messagerie ET le camion de transport de fonds.

La Chine a conçu le CIPS pour traiter les paiements transfrontaliers en RMB directement, sans passer par les banques correspondantes à New York.

Dans le système conventionnel, un paiement Jakarta-Shanghai en dollars doit transiter par un serveur américain pour compensation (clearing). C’est à cet instant précis que les États-Unis peuvent geler les fonds. Avec le CIPS, la transaction se fait de point à point dans les livres de la PBOC. Instantané, et invisible pour Washington.

La Migration de la Liquidité du « Global South »

Les chiffres sont éloquents, bien que peu relayés en Occident. Le volume du CIPS explose, propulsé par l’anxiété des BRICS+. Pourquoi l’Arabie Saoudite ou le Brésil accumulent-ils des obligations d’État chinoises (CGB) ?

Ce n’est pas par haine du Dollar, mais par Gestion des Risques (De-risking). Conserver 100 % de ses réserves dans un système confisquable relève de la faute fiduciaire.

Avec l’émergence du « Pétro-Yuan », les producteurs d’énergie ont besoin d’un canal de règlement hors-radar. C’est la naissance d’un Circuit de Capital Parallèle : l’argent circule du Sud Global vers la Chine et revient, sans jamais toucher le système bancaire occidental.

Préparation au « Scénario Taïwanais »

Pékin ne construit pas le CIPS pour la rentabilité, mais pour la survie. Les stratèges de Zhongnanhai opèrent des stress-tests pour le pire des scénarios : une invasion de Taïwan.

Si ce jour arrive, l’exclusion de SWIFT est certaine. Sans un CIPS mature, l’économie chinoise subirait un arrêt cardiaque. La stratégie actuelle est donc de forcer l’adoption du CIPS en temps de paix, afin que le jour J, ce « tuyau de secours » ait un débit suffisant pour maintenir l’économie en vie.

Pour l’investisseur, cela signifie une fragmentation de la liquidité mondiale. Nous nous dirigeons vers deux écosystèmes financiers hermétiques. Un actif « sûr » dans l’un pourrait devenir « illégal » dans l’autre.

CHAPITRE 4 : L’Aigle Fragilisé — Le Pari du Dollar Faible (Trumponomics 2.0)

Alors que la Chine joue une partie d’échecs sur le temps long, les États-Unis, sous l’ère des « Trumponomics 2.0 », jouent au poker cartes sur table.

Washington fait face à un paradoxe existentiel : l’Amérique souhaite préserver le statut du Dollar comme King Currency, mais sa politique industrielle domestique exige d’euthanasier lentement sa propre monnaie. Ce n’est pas une théorie du complot ; c’est une arithmétique de balance commerciale.

La Logique du Néo-Mercantilisme

Donald Trump et son architecte économique, Robert Lighthizer, analysent l’économie mondiale à travers le prisme du mercantilisme du XVIIe siècle. Pour eux, le déficit commercial est une « hémorragie nationale ».

Leur diagnostic est brutalement simple :

  • Le Symptôme : Le déficit américain explose car les produits « Made in USA » sont trop chers.
  • La Cause : Le Dollar est surévalué (Overvalued).
  • La Solution : Déprécier volontairement le billet vert pour subventionner les exportations manufacturières (Boeing, Caterpillar, Tesla) et pénaliser les importations.

C’est la stratégie classique du « Beggar-thy-neighbor » (chacun pour soi). Les États-Unis tentent de « voler » la croissance de leurs partenaires (Europe, Japon, Chine) par la dévaluation compétitive.

L’implication pour l’investisseur : Le narratif du « Strong Dollar », jadis chanté par le Trésor américain, est mort. La Maison Blanche désire implicitement un Dollar faible pour honorer sa promesse de réindustrialisation.

Le Dilemme de Triffin sous Stéroïdes

C’est ici que le mur de la réalité percute l’ambition politique. L’agenda « America First » se heurte à une loi d’airain de l’économie monétaire : le Dilemme de Triffin.

Ce dilemme stipule que l’émetteur de la monnaie de réserve mondiale fait face à un conflit d’intérêts perpétuel :

  1. Besoin Domestique : L’économie US veut un Dollar faible pour l’emploi industriel.
  2. Besoin Global : Le monde veut un Dollar fort et stable comme réserve de valeur (Store of Value).

Si Trump réussit à résorber le déficit (en arrêtant d’importer plus qu’il n’exporte), l’offre mondiale de Dollars s’asséchera, provoquant une crise de liquidité (Dollar Shortage). À l’inverse, si les USA continuent d’inonder le monde de liquidités, la confiance s’effondre.

La Smart Money parie que les USA choisiront le second poison : sacrifier la valeur du Dollar sur l’autel de la croissance domestique. C’est un signal de vente structurel pour le Dollar Index (DXY).

L’Inflation comme Mécanisme de « Défaut »

Pourquoi le Dollar doit-il faiblir ? Regardez la dette nationale américaine.

Avec un ratio Dette/PIB supérieur à 120 %, les États-Unis n’ont plus d’issue fiscale conventionnelle. Ils ne peuvent ni augmenter les impôts sans déclencher une révolution, ni couper les dépenses sans détruire le tissu social.

La seule porte de sortie « polie » est la Répression Financière : laisser l’inflation dépasser légèrement les taux d’intérêt pour éroder la valeur réelle de la dette.

Pour les créanciers (Japon, Chine), c’est une insulte. Ils ont prêté du pouvoir d’achat réel et sont remboursés en monnaie de singe. Le bilan américain ressemble de plus en plus à celui d’un « Marché Émergent doté de l’arme nucléaire ».


CHAPITRE 5 : La Lassitude de l’Armement Financier

Le 26 février 2022 marquera probablement la date de décès du Dollar en tant qu’actif neutre.

Ce jour-là, le G7 a gelé environ 300 milliards de dollars de réserves de la Banque Centrale russe. Le message reçu cinq sur cinq par Riyad, Pékin et Jakarta n’était pas « Le droit international est respecté », mais plutôt : « Votre argent ne vous appartient que si nous le permettons ».

C’est la définition de l’Interdépendance Armée (Weaponized Interdependence). Washington a transformé le filet de sécurité financier mondial en nœud coulant.

L’Addiction aux Sanctions

Washington souffre d’une Sanction Addiction. L’usage des sanctions économiques a bondi de 900 % en vingt ans. Pourtant, selon la Théorie des Jeux, cette stratégie a une utilité marginale décroissante.

  • Phase Initiale : La sanction effraie et force l’obéissance.
  • Phase de Saturation (Actuelle) : En sanctionnant trop d’acteurs majeurs (Russie, Iran, entités chinoises), les USA ont créé une « Coalition des Punis ».

Ces nations n’ont d’autre choix que de créer un écosystème hors-Dollar. Ironiquement, le billet vert n’est pas tué par le Yuan, mais il se suicide par excès de sanctions.

La Grande Rotation : Du Papier au Métal

Les investisseurs institutionnels ne bougent pas par idéologie, mais par gestion du Risque de Contrepartie.

Depuis le « Moment Russe », nous observons une anomalie dans les données des Fonds Souverains :

  • Dumping des T-Bonds : La Chine réduit structurellement son exposition à la dette US (passant de >1,3T$ à <800md$).
  • Ruée vers l’Or : Les Banques Centrales (Chine, Pologne, Singapour) achètent de l’Or physique à des niveaux records.

Pourquoi l’Or ? Car l’Or ne comporte aucun risque de contrepartie. Un lingot dans un coffre à Pékin ne peut être gelé par un décret à Washington. Les institutions passent d’une logique de Return ON Capital (chercher du rendement) à une logique de Return OF Capital (s’assurer de récupérer sa mise).

Le Boomerang Inflationniste

Le citoyen américain applaudit souvent les sanctions contre les régimes hostiles, ignorant que c’est lui qui paie l’addition.

La chaîne de causalité est brutale : le monde rejette le Dollar -> la demande baisse -> le Dollar faiblit -> les prix chez Walmart explosent. En perdant son statut, l’Amérique perd son « Privilège Exorbitant ». La stagflation est le prix de l’armement monétaire.


CHAPITRE 6 : Le Paradoxe des Stablecoins (Le Cheval de Troie)

De nombreux maximalistes crypto crient à la « Dédollarisation » à chaque hausse du marché. Ils se trompent lourdement. La réalité est bien plus ironique.

Les Stablecoins (notamment USDT et USDC) ne sont pas les tueurs du Dollar. Au contraire, ils sont son Système d’Assistance Respiratoire le plus efficace à l’ère numérique.

C’est la thèse contrarienne de notre analyse : les Stablecoins sont le Cheval de Troie du Dollar, infiltrant des zones inaccessibles au système bancaire traditionnel.

Sauveur, pas Fossoyeur

Analysons les bilans. Tether (USDT) et Circle (USDC) figurent parmi les plus grands acheteurs de dette américaine (T-Bills) au monde, dépassant les détentions de pays comme l’Australie ou l’Espagne.

Le mécanisme de transmission est le suivant :

  1. Demande Utilisateur : Un commerçant au Nigeria ou en Argentine veut se protéger de l’inflation locale mais n’a pas accès à un compte en dollars offshore.
  2. Adoption : Il achète de l’USDT.
  3. Effet Feedback : Pour émettre cet USDT, Tether achète de la dette américaine.

Chaque fois que le « Global South » utilise la crypto pour fuir sa monnaie locale, il finance inconsciemment le déficit américain.

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La Peur des « Filières d’Évasion » (Rat Lines)

Si Washington tolère tacitement les Stablecoins, Pékin les abhorre.

Pourquoi le PCC interdit-il la crypto tout en accélérant sur le Yuan Numérique ? Ce n’est pas une question de technologie, mais de Contrôle des Capitaux.

Le réseau TRON (TRC-20) est la bête noire de la PBOC. Les frais infimes de TRON créent une « Filière d’Évasion Numérique » massive.
Scénario cauchemar pour Pékin : un riche Shanghaien vend ses biens, convertit les fonds en USDT via un courtier Over-the-Counter (OTC) et transfère le tout à Singapour en quelques minutes. Avec les Stablecoins, la Grande Muraille financière devient une passoire.

Le Futur Soft Power Américain

Nous nous dirigeons vers un pivot stratégique où la Fed et la SEC pourraient cesser de combattre les Stablecoins pour les coopter.

Dans la guerre monétaire, le Dollar a un avantage que le Yuan n’a pas : une Demande Organique. Le monde veut du Dollar ; il déteste simplement le système bancaire SWIFT archaïque. Les Stablecoins résolvent cette friction.

Prédiction Stratégique : Washington finira par légaliser les Stablecoins privés (comme USDC) sous condition de réserves à 100 % en Bons du Trésor. Cela transformera les Wallets MetaMask et Phantom en vecteurs de la politique étrangère américaine, inondant les marchés émergents de « Dollars Numériques » bien plus efficacement que ne le feront les banques traditionnelles.

CHAPITRE 7 : Bitcoin — L’Actif Non-Aligné (L’Or Numérique)

Si les Stablecoins (Chapitre 6) sont le bras armé du Dollar et l’e-CNY (Chapitre 8) l’outil de surveillance de Pékin, alors Bitcoin se dresse seul, dans un No Man’s Land géopolitique.

Pendant une décennie, le narratif de Wall Street sur Bitcoin était erroné. On le traitait comme une « Action Tech à haute volatilité ». Toutefois, au cœur de la fracture monétaire actuelle, la Smart Money redécouvre sa nature première : c’est le seul actif au monde dépourvu de Dette de Contrepartie (Counterparty Liability).

Bitcoin n’est plus une spéculation de casino ; c’est une assurance contre le chaos souverain.

Le Compte Suisse dans le Cyberespace

Jadis, pour protéger sa fortune d’une saisie politique, l’oligarque ou l’État se réfugiait en Suisse. Aujourd’hui, cette illusion est morte. Les banques helvétiques plient sous la pression du Département de la Justice (DOJ) américain. La confidentialité bancaire traditionnelle a vécu.

C’est ici qu’intervient la thèse du « Bitcoin comme Nouvelle Banque Suisse ».

Dans un monde multipolaire et fragmenté, la Neutralité devient la commodité la plus rare :

  • Si vous détenez du Dollar, vous dépendez de l’inflation de la Fed.
  • Si vous détenez du Yuan, vous dépendez du contrôle des capitaux du PCC.
  • Si vous détenez du Bitcoin, vous ne dépendez que des mathématiques cryptographiques.

Pour un Fonds Souverain du Moyen-Orient ou un conglomérat sud-américain, Bitcoin offre une Permissionless Value. Aucun bouton « gel des avoirs » n’existe à Washington ou à Pékin. C’est une proposition de valeur qu’aucun autre actif n’offre, pas même l’Or (physiquement lourd à déplacer, ou annulable s’il est « papier »).

La Rotation vers la « Couverture Souveraine »

Observez le revirement rhétorique de Larry Fink (CEO de BlackRock). Il est passé de « l’Indice de Blanchiment d’Argent » en 2017 à la « Fuite vers la Qualité » (Flight to Quality) en 2024.

Qu’est-ce qui a changé ? La Dominance Fiscale.

Les institutions réalisent que le gouvernement américain ne peut cesser d’imprimer pour payer les intérêts de sa dette. Dans ce contexte, les obligations américaines (US Bonds) — jadis l’actif « Sans Risque » — deviennent des actifs « Sans Rendement Réel » (Return-Free Risk).

Le narratif institutionnel pivote :

  • Ancien Monde : Bitcoin est un actif Risk-On (acheté quand l’économie flambe).
  • Nouveau Monde : Bitcoin est un Souverign Hedge (acheté quand la confiance dans la monnaie d’État s’effondre).

C’est pourquoi des entreprises cotées (suivant la stratégie MicroStrategy) et des fonds de pension commencent à allouer 1 à 5 % de leur trésorerie en Bitcoin. Non pour le profit rapide, mais pour éviter que leur pouvoir d’achat ne soit dissous par la dépréciation monétaire.

Mythe de la Corrélation & Réalité de la Crise

Les sceptiques rétorquent : « Si Bitcoin est l’or numérique, pourquoi chute-t-il avec la bourse ? ». La réponse réside dans la distinction entre Crise de Liquidité et Crise Monétaire.

  • Crise de Liquidité (ex: Mars 2020) : Tout le monde a besoin de cash pour payer ses dettes. Tout est vendu, Or et Bitcoin inclus. La corrélation tend vers 1.
  • Crise Monétaire (ex: 2024-2025) : Quand le marché réalise que la monnaie elle-même est viciée (inflation structurelle), Bitcoin se décorrèle (Decoupling).

Les données sont sans appel. Bitcoin a atteint son All Time High (ATH) au Japon, en Turquie et en Argentine bien avant de le faire en Dollar. Il fonctionne parfaitement comme couverture. Plus le Dollar faiblira sous les coups des Trumponomics (Chapitre 4), plus Bitcoin absorbera mathématiquement cette prime de risque.


CHAPITRE 8 : e-CNY contre le Reste du Monde (La Guerre des MNBC)

Si Bitcoin (Chapitre 7) est une insurrection contre les banques centrales, la MNBC (Monnaie Numérique de Banque Centrale) est la contre-attaque de l’Empire.

La Chine n’a pas créé le Yuan Numérique (e-CNY) pour rivaliser avec Bitcoin. Elle l’a créé pour éradiquer le cash physique et, plus ambitieusement, pour bâtir une infrastructure de paiement mondiale qui ne demande pas la permission de Washington.

Ce n’est pas un simple Wallet comme Alipay. C’est un Cash 2.0 qui voit, écoute et rapporte.

Pas une Blockchain, mais un « Grand Livre Surveillé »

Une méprise courante consiste à croire que l’e-CNY repose sur une blockchain décentralisée. C’est une erreur fatale.

L’architecture est un système à deux niveaux (Two-Tier Operation) :

  1. Niveau 1 (PBOC) : La Banque Centrale émet la monnaie vers les banques commerciales.
  2. Niveau 2 (Banques) : Les banques (ICBC, Bank of China) distribuent l’e-CNY aux citoyens.

Techniquement, ce n’est pas un Distributed Ledger ouvert. C’est une base de données centralisée avec des éléments cryptographiques. La nuance est capitale : dans Bitcoin, aucun administrateur ne peut altérer votre solde. Avec l’e-CNY, la PBOC possède une « Vue Divine » (God View) sur chaque centime, de Shanghai à Shenzhen, en temps réel.

La fonctionnalité la plus radicale est la Monnaie Programmable. Puisqu’il s’agit de code informatique, la PBOC peut injecter des Smart Contracts dans l’argent lui-même. Votre argent n’est plus inerte ; il peut être programmé pour être valide uniquement pour acheter du riz, interdit pour l’alcool, ou taxé automatiquement à la source.

Le Cauchemar de la « Monnaie Fondante »

C’est le risque qui glace le sang de la Smart Money internationale : la Monnaie à Date d’Expiration.

Dans des tests limités, Pékin a expérimenté de l’argent qui « périme ». Imaginez une récession : pour forcer la consommation, le gouvernement pourrait programmer l’e-CNY de votre portefeuille pour qu’il disparaisse s’il n’est pas dépensé sous 30 jours.

Cela détruit la fonction de réserve de valeur de la monnaie. La propriété privée se transforme en une « Permission d’Usage Temporaire » octroyée par l’État.

Pourquoi un Hedge Fund londonien ne stockera-t-il jamais sa richesse en e-CNY ? À cause du Risque de Politisation Algorithmique. Aujourd’hui votre argent est sûr. Demain, un algorithme décide que votre profil de risque social est trop élevé, et votre portefeuille est gelé — non par un juge, mais par une ligne de code.

Le Piège du Confort (Projet mBridge)

Pourtant, pour les exportateurs et le commerce de détail, l’e-CNY offre une « douceur » irrésistible : l’Efficacité.

Le projet mBridge — collaboration entre la Chine, Hong Kong, la Thaïlande et les Émirats — change la donne. Il permet des transferts transfrontaliers en MNBC en quelques secondes, court-circuitant les banques correspondantes américaines.

  • Ancien Monde (SWIFT) : Jakarta vers Dubaï = 3 jours, 30 $ de frais, risque de blocage.
  • Nouveau Monde (mBridge) : 5 secondes, quelques centimes de frais, liquidité instantanée.

Le monde se fracture en deux. L’utilisateur lambda choisira l’e-CNY pour son confort. Mais il paiera ce confort avec sa Vie Privée. Ses données appartiennent désormais aux services de renseignement de Pékin.

Le choix devient binaire : L’Efficacité Totale (sous surveillance) ou la Liberté Totale (sous votre propre responsabilité).

CHAPITRE 9 : Le Néo-Mercantilisme Monétaire

Le narratif de la « Mondialisation heureuse », tel qu’enseigné dans les manuels d’économie des années 2000, est défunt. Il a été enterré par les guerres commerciales, la pandémie et les sanctions géopolitiques.

Nous ne nous dirigeons pas vers une nouvelle hégémonie où le Yuan remplacerait totalement le Dollar. C’est une pensée linéaire et naïve. Nous glissons vers une Balkanisation Monétaire.

Le monde se fracture en blocs distincts opérant selon des règles divergentes. Dans cette ère, la neutralité n’est plus une posture morale, mais la stratégie de survie la plus lucrative. Bienvenue dans l’ère du Nouveau Mercantilisme.

L’Équilibre de Nash à Trois Tables

Si l’on cartographie la géopolitique actuelle via la Théorie des Jeux, nous ne voyons plus un seul échiquier, mais trois tables de jeu qui s’entrechoquent :

  1. Le Bloc Bleu (G7 + Alliés) : Opère sur les rails SWIFT, Dollar et Euro. Prône l’« État de Droit » (tant qu’il ne contrevient pas à la sécurité nationale américaine).
  2. Le Bloc Rouge (Chine, Russie, Iran) : Utilise CIPS, SPFS et l’e-CNY. Opère selon le principe « Sovereignty First » et le troc de matières premières.
  3. La Zone Grise (Le « Global South ») : C’est le pivot. Inde, Brésil, Arabie Saoudite, Indonésie.

La Stratégie du « Mercenaire Monétaire » :
Les nations de la Zone Grise ne choisiront pas de camp. Ce serait un suicide. Leur stratégie optimale — un Équilibre de Nash — est de jouer sur les deux tableaux. Elles accepteront le Dollar pour exporter vers les USA, mais utiliseront le Yuan pour importer des machines chinoises. Elles accumuleront de l’Or, tout en conservant des US Treasuries pour la liquidité.

Leur loyauté ne va ni à Washington ni à Pékin, mais à la rentabilité de la transaction.

Pétrodollar vs Pétroyuan : L’Érosion, pas l’Explosion

Il faut déconstruire un mythe : « Le Pétroyuan ne tuera pas le Dollar demain matin ». Le processus est une érosion géologique, pas une explosion nucléaire.

Le pacte de 1974 (sécurité militaire américaine contre pétrole libellé en dollars) se fissure. La Chine, premier importateur mondial de brut, pose une condition : « Nous achetons votre pétrole, mais en Yuan ».

La Solution de Shanghai (The Gold Loop) :
Pour rassurer les pays du Golfe qui craignent de détenir de la monnaie chinoise, Pékin a créé un mécanisme astucieux au Shanghai International Energy Exchange (INE). Les producteurs peuvent vendre leur pétrole en Yuan, et convertir immédiatement ces Yuans en Or physique au Shanghai Gold Exchange (SGE).

Cela change tout : le pétrole n’est plus échangé contre du « papier communiste », mais, de facto, contre de l’Or. Cela coupe le Dollar du cycle énergétique, lentement mais sûrement.

La Stratégie du Portefeuille « Barbell »

Comment se positionner ? Le portefeuille classique 60/40 (60 % Actions / 40 % Obligations) est une recette pour le désastre en période d’inflation structurelle.

La Stratégie Corequil pour la décennie :

  1. Long Commodities (Actifs Tangibles) : Dans une guerre économique, le réel (Pétrole, Cuivre, Terres agricoles) vaut plus que les promesses d’État.
  2. Short Fiat Currency (Toutes les devises) : Ne vous laissez pas piéger par le débat « Dollar vs Yuan ». Les deux navires prennent l’eau. Les USA impriment pour payer leurs dépenses sociales ; la Chine imprime pour éponger sa crise immobilière. Cash is Trash.
  3. La Stratégie « Barbell » (L’Haltère) : Investissez aux deux extrêmes du spectre de risque, évitez le milieu mou.
    • Extrémité Gauche (Sécurité Absolue) : Or physique et Bitcoin (Cold Storage).
    • Extrémité Droite (Productivité) : Actions Tech/Énergie avec un fort Pricing Power.
    • À éviter (La Zone de la Mort) : Les obligations d’État à long terme. L’inflation y dévorera votre rendement.

CHAPITRE 10 : Les Cygnes Noirs (Ce qui pourrait tout faire dérailler)

Jusqu’ici, nous avons analysé des acteurs rationnels. Mais les empires s’effondrent rarement sous les coups de l’ennemi ; ils s’effondrent par suicide ou catastrophe imprévue.

Le Colosse aux Pieds d’Argile (La Chine)

Le narratif de la victoire inéluctable de la Chine ignore une loi naturelle : la Gravité Démographique.

La Chine affronte une « Japonification sous stéroïdes ». Comme le Japon de 1990, elle subit l’éclatement d’une bulle immobilière et un vieillissement accéléré. La différence ? Le Japon est devenu riche avant de devenir vieux ; la Chine devient vieille avant d’être riche.

  • Le Trou Noir Immobilier : L’immobilier représente ~30 % du PIB chinois. L’effondrement de géants comme Evergrande n’est pas une correction, c’est l’anéantissement de l’épargne de la classe moyenne.
  • La Dette Cachée (LGFV) : Les véhicules de financement locaux cachent une dette estimée à 9 000 milliards de dollars investis dans des infrastructures non rentables.

Implication : Avant que le Yuan ne détrône le Dollar, Pékin devra peut-être imprimer des billions pour sauver ses banques, déclenchant une dévaluation interne massive.

La Spirale de la Dette (Les USA)

Outre-Atlantique, les mathématiques sont impitoyables. En 2024-2025, la charge d’intérêt de la dette américaine a dépassé le budget de la Défense. C’est la définition de la Finance de Ponzi : emprunter pour payer les intérêts des emprunts passés.

Deux issues s’offrent à Washington, toutes deux toxiques :

  1. Hard Default (L’Honnêteté) : L’État ne paie pas. Le système bancaire mondial fait faillite instantanément.
  2. Soft Default (L’Inflation) : La Fed imprime sans limite pour racheter la dette (Yield Curve Control). C’est le scénario probable : une Hyperinflation Institutionnelle. Le Dollar ne vaudra pas zéro, mais son pouvoir d’achat s’évaporera.

La Menace Quantique (Le « Q-Day »)

C’est le risque le moins discuté mais le plus létal. Tout le système financier (SWIFT, FedWire, Bitcoin) repose sur l’hypothèse que le chiffrement RSA/ECC est inviolable.

Si un ordinateur quantique suffisamment puissant émerge, il brisera ces clés.

  • Stratégie « Harvest Now, Decrypt Later » : Les agences de renseignement stockent aujourd’hui des volumes massifs de données chiffrées. Au « Jour Q », tout sera ouvert. La confidentialité financière de cette décennie n’est peut-être qu’une illusion.

CHAPITRE 11 : Le Verdict Corequil (La Fin de l’Hégémonie Unique)

Nous avons disséqué l’ambition de Pékin, la fragilité de Washington et l’alternative numérique. Il est temps de rendre le verdict.

Qui gagnera la Guerre des Monnaies du XXIe siècle ?
La réponse décevra les nationalistes des deux camps : Personne.

Le monde ne se dirige pas vers une nouvelle hégémonie, mais vers une Anarchie Monétaire.

Le Plafond de Verre du Dragon & Le Dollar Zombie

Verdict pour le Yuan :
La Chine réussira à créer un bloc commercial géant où le Yuan dominera. Mais le Yuan NE REMPLACERA PAS le Dollar comme unique monnaie de réserve. Pourquoi ? À cause du Déficit de Confiance. Le monde craint l’arbitraire juridique du PCC. Le Yuan aura toujours une « Décote de Risque de Régime ».

Verdict pour le Dollar :
Le Dollar ne mourra pas demain. Il suivra le destin de la Livre Sterling après 1945 : toujours pertinente, respectée, mais déchue de son trône absolu. Son pouvoir de sanction s’émoussera car les cibles ont désormais des alternatives.

Le Vrai Vainqueur : Les Actifs Sans Maître

Si le Fiat US est inflationniste et le Fiat chinois autoritaire, où ira la richesse ?
Le grand gagnant n’est la monnaie d’aucun État. Ce sont les Actifs Tangibles (Hard Assets) et les Rails Décentralisés.

  1. Or Physique : Retrouve son trône de garant ultime de la souveraineté étatique.
  2. Bitcoin : S’impose comme le garant de la souveraineté individuelle dans le cyberespace.
  3. Commodités Stratégiques : L’énergie et l’alimentation deviennent la nouvelle monnaie de base.

Nous revenons à une ère où « ce que vous possédez physiquement » importe plus que « le chiffre sur votre écran de banque ».


LA VISION COREQUIL (Directives Stratégiques)

Pour conclure, voici les directives pour ne pas être écrasé par le combat des éléphants :

1. Adoptez la mentalité de « l’Individu Souverain »
Ne suspendez pas votre destin financier à un seul drapeau. Visez une seconde citoyenneté (si possible), des comptes dans des juridictions variées, et des actifs transportables « dans votre tête » (Private Keys).

2. Auditez votre exposition Fiat
Si 100 % de votre richesse est en liquidités (Roupies, Euros ou Dollars), vous êtes la proie facile de l’inflation.
Cible défensive : 10 à 20 % de votre patrimoine net doit être dans des actifs inaltérables par les politiques (Or/Bitcoin/Immobilier productif).

3. Attention aux « Portes qui se ferment »
Les sorties de secours se verrouillent. Le contrôle des capitaux se durcira partout (y compris en Occident sous prétexte de conformité). Diversifiez maintenant, tant que les flux sont relativement libres. N’attendez pas que la crise fasse la Une des journaux.

Le mot de la fin :
La Grande Fracture Monétaire n’est pas une apocalypse, c’est une Réinitialisation (Reset). Pour ceux qui ne sont pas préparés, c’est une catastrophe pour leur niveau de vie. Pour ceux qui anticipent, c’est la plus grande opportunité de transfert de richesse de l’histoire.

Bienvenue dans le Nouvel Ordre.


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